volubilis

Le blog littéraire, hédoniste et jardinier d'un écrivain, Olivier Bleys.

26 octobre 2007

A écouter et à voir…

Chers amis,

Pour celles et ceux qui n'habitent pas Bordeaux, et auxquels un long trajet en voiture (ou d'interminables travaux de broderie) procurent une heure de loisir, voici la version " podcast " de ma conférence à la librairie Mollat, le 12 octobre dernier.
Elle portait sur mon dernier roman, Semper Augustus (Gallimard, printemps 2007).

La page correspondante sur le site de la librairie :

http://www.mollat.com/conferences/olivier-bleys-1816.html

… ou un lien direct vers le podcast :

http://www.wikio.fr/news/Paulus+van+Bereysten

Puisque l'heure est aux tulipes, je ne résiste pas à l'envie d'exposer ici la couverture d'un très joli " mail-art " reçu cette semaine d'une amie, Muriel Quintard, en hommage au même roman dont elle vient d'achever la lecture :

mail_tulipe_2mail_tulipe_1

… Les autres pages sont visibles sur son blog.

Autre hommage, à mon roman Pastel cette fois (Gallimard, 2000), celui des élèves d'une classe de 4e, dans un collège d'Angers où je suis intervenu. Ils m'ont remis un grand rouleau de papier rouge sur lequel était tracé, de leur plus belle écriture, le texte que voici :

" Les doigts de l'arc-en-ciel

Noir : une panthère qui se fond dans l'univers étoilé…
Enfin sorti de l'ombre, le noir voit le jour et devient l'égal du blanc.
Quand il fait entre chien et loup, la jeune fille habillée de ténèbres fuit poursuivie par la mort.
Quand l'aube se lève, les rayons du soleil s'illuminent et je n'ai plus qu'à savourer les feuilles orangées du printemps.
Lorsque le printemps illumine jardins et champs, mon regard ne voit qu'orange et dévore jusqu'aux racines.
Orange, dignité étoilée, surtout ne pas plier.
Rose : fleur et jeune fille à la fois, couleur de l'amour, de tous les sacrifices.
Roses d'un jour, roses pour toujours et roses d'amour !
Quand groseilles, vermeille et éveil riment avec merveille…
Dans un pré, je me pose pour cueillir des bleuets, mais je préfère les roses et les vers en prose.
Vert, comme la vipère qui se terre dans les fougères.
Vert, comme les yeux de ma mère aux belles prières.
Vert, léger comme l'air, qui répand la douceur sur Terre.
Je voudrais m'y blottir pour y mourir.
Le jaune est un éclair qui nous foudroie le cœur.
Ce sont les rayons du soleil qui animent les journées d'automne.
Couleur des blés et des foins qui prennent des couleurs d'or quand le vent les effleure.
Blanc, douceur d'un nourrisson, couleur des dieux et de mes aïeux.
Pureté incarnée, maléfice enchanté, tu te répands où bon te semble, lorsque la bise nous fend les cœurs, pour déposer sur ton chemin un léger voile de lait.
Noir, le ciel de la nuit me donne de l'espoir et me laisse la chance d'y croire.
Le noir n'est guère qu'une simple et banale teinte sombre, c'est en effet l'inéluctable empreinte que les ténèbres infernaux ont laissée derrière elles pour suffire à notre malheur.
Le rouge, une couleur qui me fait bouillir le cœur de douleur.

Signé : les élèves de la classe de 4e 6 du collège Chaumié (Agen) le vendredi 19 octobre 2007
"

Affiche_cadeau_couleurs

Le texte original, calligraphié sur papier fort

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24 octobre 2007

Respiration de la Terre

Chers amis,

J'étais bien désœuvré samedi soir, dans mon hôtel près d'Agen, pour regarder ce long documentaire sur les fougères diffusé à la télévision. J'ai toutefois retenu un chiffre : voici 150 millions d'années que ces plantes ont colonisé notre planète, à comparer aux 6 000 ans de l'histoire humaine, et aux 76 ans de l'espérance de vie masculine en Aquitaine.

Projetons-nous en imagination très loin dans le passé, et considérons l'aspect de la Terre, c'est-à-dire celui des continents émergés. Vous savez que les continents dérivent ; voici 255 millions d'années, l'Afrique adhérait à l'Amérique du sud, et l'actuel Brésil jouxtait l'actuel Nigeria — on aurait pu marcher de l'un à l'autre.
Voici à quoi devait ressembler notre planète :

ancien


… à comparer avec aujourd'hui :

Monde

Ces images sont familières. En revanche, on connaît beaucoup moins le visage de notre planète dans le futur, tel que les scientifiques l'ont calculé. Voici la projection réalisée par une équipe américaine, à plus 250 millions d'années :

futur


Vous ne remarquez rien ? Cette image ressemble beaucoup à la première ! Les continents actuellement disjoints se regroupent et s'unissent, formant une nouvelle fois le " supercontinent ", Pangée, qui existait au début du Jurassique ! Maintenant, regardez les trois planisphères à la suite… Ne dirait-on pas que la Terre respire ? Le mouvement des continents sur cette très longue durée ne vous évoque-t-il pas l'action de poumons s'emplissant d'air et se vidant ? Ça laisse songeur…

Autre image qui donne à réfléchir, celle de la fin de notre univers, telle que les théories scientifiques les plus avancées la prévoient… Les savants s'attendent à une " vaste déchirure " (big rip) faisant écho au big bang originel. L'énergie sombre, cette force mystérieuse à l'œuvre dans le cosmos, finirait par semer le chaos. Ça donnerait à peu près ça :

puzzle_cook

Voici la vraie fin du monde… Heureusement, ce n'est pas pour demain !
 

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22 octobre 2007

L'automne arrive, emmistouflez-vous !

Chers amis,

Je me demande dans quelle mesure l'apprentissage d'une langue maternelle, à ses débuts, diffère de celui d'une langue étrangère — et si les fautes des élèves anglais ou allemands qui s'initient au français sont comparables à celles de nos plus jeunes compatriotes.

Il me semble que les erreurs commises par l'enfant dans son maniement de la langue ont un charme que possèdent rarement celles des locuteurs plus âgés.

J'en tiens fièrement pour preuves les expressions ci-dessous, entendues chez ma fille âgée de quatre ans :

" Maman, tu es en entier belle. "
" Avec ce pull, je vais m'emmistoufler. " (celle-là, je la soumettrais volontiers au dictionnaire)
" Aujourd'hui, les nuages sont bas, il y a du gruyard. " (à mi-chemin, vous l'avez compris, de " gruyère " et de " brouillard ", avec peut-être l'attraction de " grouiller ")

Songez à faire votre propre récolte !


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05 octobre 2007

Pour les Bordelais(e)s

Chers amis,

S'il se trouve des Bordelais(e)s parmi vous, ils sont chaleureusement conviés à la " causerie " que je donnerai à la librairie Mollat, la plus grande de la cité girondine, le vendredi 12 octobre prochain à 18 h.

En image :

BLEYS


Attention, il s'agit des salons de la librairie, voisins mais distincts du commerce lui-même.
Je vous y attends nombreux !

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04 octobre 2007

Le saint et l'oiseau

Chers amis,

Certains d'entre vous pourraient, à bon droit, se plaindre du rythme ralenti de mes publications électroniques.
Ce n'est pourtant pas faute d'inspiration. Sur l'écran de mon ordinateur figure un " post-it " où je consigne tous les sujets que je voudrais traiter sur " Volubilis ". Il est plein ! Mais le temps est une denrée coûteuse, se raréfiant plus vite encore que le pétrole !

Je ne pouvais néanmoins ignorer ce quatre octobre marquant une fête qui m'est chère (celle de saint François d'Assise, grande figure religieuse auquel j'ai consacré une fiction historique : le jardinier d'Assise [Desclée de Brouwer, 2005]) et, en cette année 2007, le cinquantenaire de la mise en orbite de Spoutnik.
Spoutnik, pour ceux qui l'ont oublié, est le premier objet jamais envoyé par l'homme — soviétique, mais qu'importe — dans l'espace. Une jolie boule argentée de 83 kilogrammes dont le " bip ", si familier aux radioamateurs de l'époque, a donné le départ de la conquête spatiale.

saint_Fran_ois

Saint François prêchant aux oiseaux, par Giotto

spoutnik_1_1957

En 1957, un oiseau de métal : Spoutnik

Un saint du XIIe siècle, un satellite du XXe… Quoi de commun ?
A mes yeux, leur même désignation de l'infini, l'accès qu'ils ont permis à une dimension supérieure de l'existence humaine.

Fêtons-les, en ce jour béni !

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21 septembre 2007

Grandir en mots

A mesure qu'elle complète son vocabulaire, ma fille précise aussi le sens des mots. Nous l'aidons à lever certaines approximations, à dissiper le flou qui entoure certains énoncés, particulièrement dans le registre abstrait.

Parfois, c'est difficile… Par exemple, Alice continue de confondre les termes " adulte " et " humain " lesquels désignent, il est vrai, deux termes de l'évolution : l'un au regard de l'espèce, l'autre au regard de la nature — voilà, je sais, un point de vue très contestable.

Elle dira par exemple : " Plus tard, quand je serai humaine. ", très étonnée d'apprendre qu'elle l'est déjà.

Ou inversement : " On n'est pas des animaux, nous, on est des adultes ! "

Ce n'est pas drôle, c'est philosophique !

Restez en ligne, comme l'on dit, je vous livrerai bientôt le compte-rendu de ma première leçon d'ULM.


Posté par cassiel à 16:45 - Mots de ma fille - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 septembre 2007

De retour

Chers amis,

Me voici de retour à Bordeaux et sur Volubilis, après deux semaines d'interruption.
C'est seulement pour commenter l'annonce suivante, découverte en page des résultats du site Euro-Millions :

" Gagnants du gros lot ? : Contactez le numéro Azur 0810 *** ***.
Prix d'un appel local "

Il me semble que si je gagnais le gros lot, je n'hésiterais pas à composer un numéro surtaxé !
Plutôt qu'aux gagnants, la Française des Jeux devrait réserver ses faveurs aux millions d'anonymes qui n'en sont pas et proposer, par exemple, de rembourser leurs grilles à quelques-uns d'entre eux, tirés au sort.

Promis, le contenu de mon prochain billet sera plus intéressant !

Bonne rentrée !

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29 août 2007

Brève équinoxiale n° 12

Chers amis,

C'est ma dernière " brève équinoxiale ", et je l'écris traîtreusement d'un aéroport parisien où j'attends une correspondance pour Bordeaux. Le Brésil est bien loin. Un court séjour à Brasilia, capitale et fiction architecturale bâtie en plein désert dans les années 1960, m'en détachait déjà. Voilà quatre jours, en réalité, que j'ai pris l'avion du retour.

brasilia


Une vue de Brasilia, depuis le sommet de la gigantesque antenne de télévision.
Vous ne pouvez atteindre le faîte sans ascenseur, de même que vous ne pouvez circuler dans les rues de la capitale sans automobile (on a oublié jusqu'aux trottoirs).
Il est conseillé aussi de vous munir d'une bouteille d'eau, car l'air est d'une sécheresse extrême qu'accentue encore le changement climatique. A l'heure où ces lignes sont écrites, il n'est pas tombé une goutte d'eau sur Brasilia depuis six mois.

brasilia2
Le plan de Brasilia, tel qu'il a été dessiné d'un crayon rapide par son architecte d'origine française.
Un bel oiseau où ne vivent que des riches — les loyers sont presque ceux d'Europe.
Le gros de la population habite les villes périphériques, qui s'étendent très loin alentour.


Le Brésil habitera mes travaux littéraires un certain temps : j'ai déjà livré à France Culture un feuilleton radiophonique sur le compositeur Heitor Villa-Lobos, qui devrait être diffusé cet hiver ; je projette aussi un roman sentimental et voluptueux (oui) dont le cadre sera le Brésil du XIXe siècle et le thème principal, la musique. Il est probable que je retourne bientôt et régulièrement dans ce pays, le plus séduisant de ceux où j'ai séjourné — avec aussi Madagascar, qui m'attache d'une façon toute spéciale.
Je remercie mes lectrices, mes lecteurs d'avoir feuilleté ces notes.
Bonne rentrée,

Olivier Bleys

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27 août 2007

Brève équinoxiale n° 11

Je déteste les voyages qui s’achèvent. Au début d’un long séjour, on est riche de son temps. Les gens qu’on rencontre, on peut les revoir ; les lieux qu’on visite, y retourner. On fixe des rendez-vous pour la semaine suivante ou pour le mois à venir sans prêter assez d’attention à la marche du calendrier. Puis un jour, comme dans une mèche noire se faufile le premier cheveu blanc, quelqu’un  vous alerte sans malice :

« Ah, oui ! C’est vrai ! Tu pars dans deux semaines ! »

Un genre de compte à rebours s’enclenche alors. Vous dressez une liste de ce qui vous reste à faire, de ce qu’il vous faut acheter. Vous pressez vos nouveaux amis de sortir avec vous, pour rompre la solitude du voyageur sur le départ. Les derniers moments sont les meilleurs, malgré l’amertume qu’ils portent et le regret qu’ils construisent. Il n’empêche, ce sont les derniers.

Un matin, la valise est faite, le taxi commandé. Vous voilà sur le chemin de l’aéroport. À cet instant seulement, vous, l’étranger, vous saisirez dans toute sa force et toute sa couleur le sens intime du mot : saudade.

Aujourd’hui, j’ai la saudade du Brésil.

Hoje, tenho a saudade do Brazil.

Voir ci-après de nouvelles brèves équinoxiales.

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Brève équinoxiale n° 10

1/ Parmi les nombreux restaurants ouverts à São Luis, mes préférés sont les restaurants « au kilo ». On remplit une assiette selon son appétit et l’on paye en fonction du poids qu’indique la balance. C’est souvent plus économique qu’un restaurant traditionnel, et l’on peut goûter de tout. La première fois que j’y suis entré, j’ai sottement laissé mes couverts dans l’assiette pour la pesée. Il m’en a coûté deux ou trois reals de plus qu’un client ordinaire.

2 / Mercredi 22 août, j’ai donné à l’Alliance française de São Luis une conférence sur le thème « Paris fin-de-siècle ». Plusieurs classes d’étudiants en langue, de niveau intermédiaire à avancé, m’ont fait la gentillesse d’y assister. Les cinq premiers rangs étaient garnis d’un nombre considérable de jolies filles, preuve supplémentaire de l’étonnante vitalité génétique de ce pays. Je crois bien n’avoir jamais connu de public plus séduisant, ni reçu d’applaudissements plus flatteurs.

3 / Vu récemment dans la rua da estrela (rue de l’étoile) : un jeune homme en fauteuil roulant dont la tête reposait sur les genoux de sa fiancée qui lui caressait doucement les cheveux. Son visage exprimait une rare béatitude. La condition des personnes âgées, invalides ou malades paraît ici meilleure qu’en Europe. Beaucoup de poliomyélitiques, par exemple, exercent de petits métiers dans la rue. Quant aux troupes du Bumba meu boi, cette manifestation folklorique dont l’album photo ci-contre (colonne de droite, en bas) donne un aperçu, elles mêlent sans différence mongoliens et débiles légers, comme d’ailleurs hommes et femmes, enfants et vieillards. Il est si commun, chez nous, de compartimenter les gens, d’envoyer les vieux à l’hospice et les idiots à l’asile qu’on est surpris de rencontrer ici une société hétérogène, où les générations peuvent encore cohabiter. Ce ne sont pas les plus sveltes ou les plus adroits qui portent les costumes rutilants des danseurs, c’est le village presque au complet. Le public est d’ailleurs  convié sur scène à la fin de la représentation et participe de cette pagaille joyeuse. En regardant le Bumba meu boi (plus de 150 spectacles en un mois), j’ai reçu l’impression non d’une fête mais d’un climat, d’un milieu comme l’attestait du reste l’étrange perméabilité de la scène au cours de ces soirées : des danseuses achevaient d’y nouer leur pagne, des photographes y montaient prendre des clichés et l’on voyait parfois, au milieu du spectacle, quelqu’un la traverser de part en part en conversant au téléphone.

4 / La longue fréquentation d’un lieu fait émerger des figures, des personnages qui passent inaperçus du voyageur pressé. Je connais bien, à présent, ceux de São Luis :

> le serveur de pizzeria dont la voix très haut perchée évoque un montreur de marionnettes ou un fumeur d’hélium ;

> le yogi qu’on voit déambuler dans les rues en exécutant des mouvements de gymnastique, parfois s’immobiliser et scruter, hilare, un détail des façades, d’autres fois se coucher par terre pour escalader la table où vous êtes assis ;

> le punk à la crête jaune indéfrisable que je prenais pour un alcoolique avant de l’avoir vu danser le reggae dans une tenue de cycliste (culotte noire moulante, T-shirt numéroté, gourde portée dans le dos…) ;

> l’artisan à demi nu que n’importe quelle musique met en transe et qui, malgré son ignorance du rythme, frappe vaillamment deux bouteilles vides sur le sol pavé pour accompagner l’orchestre ou la platine CD ;

> l’ancien pianiste de Hilton devenu glacier,  qui joue au fond de son estaminet désert chaque fois qu’un client, comme l’insecte se prend à la toile, franchit par hasard la porte de l’établissement aux volets fermés ;

> la très jolie prostituée au tatouage végétal (un lierre courant d’une épaule à l’autre), excellente danseuse, qu’on rencontre chaque soir à la terrasse d’un restaurant en compagnie d’un nouvel étranger — il y aurait long à écrire, d’ailleurs, sur ces jeunes Européens à la mèche plate, au T-shirt bien repassé, qui essayent, un peu nigaud, leurs rares mots de portugais sur les filles toujours hilares, et qui croient ainsi nouer quelque amour exotique au parfum de vanille et d’huile à bronzer.

5 / Pourquoi les commandants de bord n’articulent-ils jamais ? Pourquoi les médecins écrivent-ils si mal ? Deux mystères que nul n’a souci d’éclaircir.

6 / « Mes vacances ? C'est d'aller travailler ailleurs ». Je pourrais m’appliquer cette jolie citation de Colette, un de mes écrivains les plus estimés.

Posté par cassiel à 00:25 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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