12 juin 2009
Chères têtes blondes
Chers amis,
J'ai découvert un site que je recommande, pour sa fraîcheur et sa créativité : il s'agit de " Vie de môme " (ils ont oublié l'accent circonflexe sur le " o ", mais nous leur pardonnons).
Le site regroupe des " citations d'enfants ", ces petits mots magiques que tout parent a un jour entendus, et que les plus organisés notent sur un carnet, ou publient comme moi sur leur blog (voir rubrique " les mots de ma fille " dans la colonne de gauche) avant qu'ils soient perdus. J'avais projeté naguère un site semblable. Ils ont été plus rapides…
Vous relèverez, parmi des citations du jour de " Vie de môme ", deux phrases de ma fille Alice que j'ai postées et qui, ma foi, semblent avoir recueilli de larges suffrages auprès des Internautes… N'hésitez pas à ajouter le vôtre !
04 juin 2009
Ça fait toujours plaisir…
Chers amis,
Quelques articles sont parus ici et là autour de mon dernier roman, " Le colonel désaccordé " (Gallimard, 2009). J'en ai vu dans le Nouvel Observateur, dans la Croix et même, traduit en quatre langues, dans le magazine du train Thalys.
Mais celui publié dans le Magazine littéraire se distingue, tant par sa qualité que par sa pertinence.
Je le reproduis ci-après, en espérant qu'il sera lisible…
Les travaux qu'exige l'aménagement de ma petite maison bordelaise m'accaparent. Je n'en aurai pas fini avant des semaines, peut-être des mois. C'est ingrat, routinier et assez peu romanesque.
Ma première nuit dans la maison, la veille de l'arrivée des déménageurs, mérite toutefois un court récit. J'avais terminé très tard l'application d'une huile sur les vieux parquets du premier étage et, puisque j'attendais les déménageurs très tôt le lendemain matin, j'avais choisi de m'étendre quelques heures sur un carton. Malheureusement, peu avant l'aube, et malgré mon grand état de fatigue, j'ai eu froid. Si froid même, que j'ai commencé d'errer dans la maison vide, à la recherche d'une bâche, d'un rouleau de papier-bulle, de tout ce qui pourrait me couvrir et me réchauffer. Or, savez-vous ce que, contre toute attente, j'ai finalement trouvé à la cave, la seule chose qu'aient laissée derrière eux les propriétaires ? Une couverture épaisse… La providence m'en avait pourvu dans ce temps d'épreuves. Moralité : il ne faut jamais perdre espoir !
Souvenir d'un autre chantier, notre avant-dernière maison en région parisienne !
29 mai 2009
Menu austral
Chers amis,
Il est rare qu'un Français en voyage ne se préoccupe pas de cuisine et, attablé, ne commente longuement les plats qui sont servis. Nous disposons par exemple des notes culinaires que nous ont léguées nos compatriotes du XVIIe siècle, en visite aux Pays-Bas de l'âge d'or. Elles sont pour le moins sévères : la cuisine ne figurait pas, il est vrai, parmi les priorités hollandaises (phrase qui d'ailleurs peut se conjuguer au présent).
Qu'en est-il de la cuisine kiwi ? Peut-être devinerez-vous mon opinion en apprenant que j'ai minci (10 kilos de moins) durant les cinq mois de mon séjour aux antipodes. Ce n'est pas faute, pourtant, d'avoir fréquenté les restaurants… Pour preuve, cette photo de Benjamin, mon convive habituel dans l'île du sud : au premier plan, le plat très copieux que j'avais commandé…
26 mai 2009
Tendez l'oreille (suite)
Chers amis,
Demain, mercredi 27 mai, je serai l'invité de François Castang pour son émission " A portée de mots " sur France Musique. Nous évoquerons bien sûr mon roman " Le colonel désaccordé " (Gallimard, 2009) mais aussi, je l'espère, mon itinéraire musical étrange et tourmenté…
Autres facettes de cette actualité littéraire, la sortie de l'édition poche de la traduction italienne de mon précédent roman, Semper Augustus :
… et un bel article, paru voici quelques semaines dans le Sud-Ouest, grand quotidien régional :
Je regrette de ne pas vous écrire davantage, ces semaines-ci, mais des travaux dans ma nouvelle maison m'accaparent. J'espère nourrir mon blog vers la mi-juin !
Belle écoute !
Olivier
14 mai 2009
Tendez l'oreille…
Chers amis,
Demain, vendredi 15 mai à 20 h 50, l'émission Choix des livres sur France Culture sera consacrée à mon roman Le colonel désaccordé. A écouter, ou à podcaster ! Pour connaître les fréquences de la station, suivez ce lien.
Je vous souhaite une agréable journée et vous suggère, pour bien la commencer, de visionner cette vidéo musicale " fédéraliste " qui m'a mis de bonne humeur.
02 mai 2009
Lentement…
Ce matin
Un escargot
Tout beau
Rampait sur le carreau
Coquille en l'air
Tête à l'envers
C'est mon anniversaire ! 
28 avril 2009
Librairie par terre
Chers amis,
On appelle " librairie par terre ", dans certains pays d'Afrique francophone, un étalage de livres d'occasion à même le sol ou sur une simple natte, vendus très bon marché. J'en ai acheté quelques-uns lors de mes voyages. C'est une impression assez curieuse de se baisser pour ramasser un livre, ou plutôt pour le cueillir, comme s'il s'agissait d'un champignon ou d'une fleur poussée entre les pavés.
A Christchurch, Nouvelle-Zélande, j'ai découvert une autre forme de " librairie par terre " : des livres sous sachet déposés au pied des arbres, au coin d'un banc, pour susciter l'envie et la curiosité. Futé, non ? Voilà un bon moyen de faire lire !
Quand un livre ne me plaît pas, il m'arrive aussi de le " remettre en circulation " de cette façon, sinon en le glissant dans la boîte aux lettres d'un voisin. Une façon — indigne, je l'avoue — d'épurer ma bibliothèque…
Je profite de ce message pour signaler à mes lectrices et lecteurs qu'ils peuvent s'abonner à ce blog, de façon à être informés des nouvelles publications. Il suffit pour cela de saisir son adresse électronique dans le champ " newsletter " — colonne de gauche, en haut — et de cliquer sur " M'abonner ". Chaque fois qu'un nouveau billet paraîtra, ils recevront un courriel pour les en avertir.
15 avril 2009
Les moutons du bibliophile
Chers amis,
Quel lien entre les éditions Gallimard et la Nouvelle-Zélande ? En théorie, peu de chose, sauf les belles images prises par Muriel Barbery (l'élégance du hérisson), l'un des auteurs-vedettes de la maison, et son compagnon Stéphane lors de leur séjour dans le pays. Et bien sûr, mon propre périple austral…
Cependant, j'ai appris récemment de la bouche du directeur des ventes que les reliures pleine peau de la célèbre collection Pléiade, empruntaient, depuis l'origine, leur grain d'une finesse et d'une douceur incomparable aux moutons de Nouvelle-Zélande. Cet article s'en fait l'écho. Pourquoi ce choix ? A l'époque, semble-t-il, les moutons néo-zélandais paissaient en liberté, sans clôture barbelée où risquer d'accrocher leur précieux épiderme. Ainsi, les peaux étaient garanties sans défaut… Amusant, non ?
Je profite de ce billet pour vous signaler qu'aujourd'hui même, Télérama devrait insérer dans ses pages la publicité suivante, en l'honneur de mon dernier roman, Le colonel désaccordé, paru récemment :
11 avril 2009
Impressions du retour de Nouvelle-Zélande (2e partie)
Chers amis,
Suite de mes aventures transpacifiques…
Mon vol Paris-Bordeaux est donc complet. Il me faut patienter cinq heures supplémentaires à l'aéroport de Roissy, muni d'un ticket repas offert par Air France, avant de prendre un autre avion. Au café de l'aéroport, on sert des sandwichs immangeables (tranche de jambon jaune et huileuse, surmontée d'une lame de fromage caoutchouteuse, entre deux carrés de pain rassis ; la loi devrait les interdire). Le service est assuré par de jeunes Africaines nonchalantes, d'une parfaite inefficacité, au point qu'après l'avoir réclamé trois fois, je me résous à aller chercher moi-même mon " jambon-beurre " au comptoir. Le jus de fruit est tiède, un peu piquant. On râle parce que le chariot qui supporte mes valises gêne le passage. Un désastre.…

Un tableau aérien d'un ami peintre, Benjamin Bozonnet, en illustration de cet article
La comparaison entre le pays que je retrouve et celui d'où je viens n'est pas, hélas, à l'avantage du premier. En Nouvelle-Zélande la nourriture est copieuse, le service prompt et fiable, les aéroports sont propres et les avions plutôt réguliers. Atterrissant en France, je reprends contact avec cette culture latine, sans doute inspirée mais désordonnée, pour ne pas dire bordélique, où rien, semble-t-il, ne peut aller sans problèmes ni sans péripéties. Je me rappelle la confidence d'un chauffeur de taxi néo-zélandais à l'un de ses compatriotes : " j'ai passé trois semaines en France, je n'ai jamais aussi mal mangé ". Certes, s'il a pris tous ses repas dans ce café de l'aéroport de Roissy ou dans certaines brasseries parisiennes de même acabit, c'est très possible… Aucun établissement kiwi ne traite ainsi sa clientèle !
Allez, trêve d'amertume. Me voici à Bordeaux, où l'on peut déguster de merveilleux apéritifs (bulots / vin blanc Tariquet) qui n'ont pas d'équivalent austral. Disons alors que la France réunit le pire et le meilleur. Comme partout, il faut connaître les bonnes adresses !
08 avril 2009
Impressions du retour de Nouvelle-Zélande (1ere partie)
Chers amis,
Un si long voyage de retour — je viens de battre mon record personnel, en dépassant les 50 heures — se déroule rarement sans incident.
Pour commencer, j'ai dû m'acquitter d'une amende de 300 euros pour excédent de bagages (38 kgs contre 25 autorisés) infligée par la compagnie australienne Qantas dès l'embarquement. Ils vont heureusement m'être remboursés. Il était 5 h 30 du matin, et cet imprévu a contraint une hôtesse à trottiner devant moi jusqu'aux portes de l'avion, de crainte que je manque mon vol.

Un dessin ad hoc de mon ami Olivier Latyk, talentueux illustrateur jeunesse établi à Bordeaux
Durant ce voyage, je craignais surtout que mes deux lourdes valises s'égarent à Sydney, à Bangkok ou à Londres. Les transits parfois très longs (jusqu'à 11 heures) semblaient favoriser ce genre d'incident. Mais c'est à Paris, si près du but, que ma chance a tourné. Me présentant à l'enregistrement du vol pour Bordeaux, à temps, avec mes bagages zébrés d'étiquettes, j'apprends… que je ne pourrai pas embarquer. A cause d'une sur-réservation (plus de places vendues que de sièges disponibles, une pratique des compagnies pour compenser le désistement de certains passagers), ma place a été attribuée et l'avion est complet.
Que s'est-il passé ensuite ? Pour le savoir, attendez la seconde partie !


















































