28 avril 2009
Librairie par terre
Chers amis,
On appelle " librairie par terre ", dans certains pays d'Afrique francophone, un étalage de livres d'occasion à même le sol ou sur une simple natte, vendus très bon marché. J'en ai acheté quelques-uns lors de mes voyages. C'est une impression assez curieuse de se baisser pour ramasser un livre, ou plutôt pour le cueillir, comme s'il s'agissait d'un champignon ou d'une fleur poussée entre les pavés.
A Christchurch, Nouvelle-Zélande, j'ai découvert une autre forme de " librairie par terre " : des livres sous sachet déposés au pied des arbres, au coin d'un banc, pour susciter l'envie et la curiosité. Futé, non ? Voilà un bon moyen de faire lire !
Quand un livre ne me plaît pas, il m'arrive aussi de le " remettre en circulation " de cette façon, sinon en le glissant dans la boîte aux lettres d'un voisin. Une façon — indigne, je l'avoue — d'épurer ma bibliothèque…
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15 avril 2009
Les moutons du bibliophile
Chers amis,
Quel lien entre les éditions Gallimard et la Nouvelle-Zélande ? En théorie, peu de chose, sauf les belles images prises par Muriel Barbery (l'élégance du hérisson), l'un des auteurs-vedettes de la maison, et son compagnon Stéphane lors de leur séjour dans le pays. Et bien sûr, mon propre périple austral…
Cependant, j'ai appris récemment de la bouche du directeur des ventes que les reliures pleine peau de la célèbre collection Pléiade, empruntaient, depuis l'origine, leur grain d'une finesse et d'une douceur incomparable aux moutons de Nouvelle-Zélande. Cet article s'en fait l'écho. Pourquoi ce choix ? A l'époque, semble-t-il, les moutons néo-zélandais paissaient en liberté, sans clôture barbelée où risquer d'accrocher leur précieux épiderme. Ainsi, les peaux étaient garanties sans défaut… Amusant, non ?
Je profite de ce billet pour vous signaler qu'aujourd'hui même, Télérama devrait insérer dans ses pages la publicité suivante, en l'honneur de mon dernier roman, Le colonel désaccordé, paru récemment :
11 avril 2009
Impressions du retour de Nouvelle-Zélande (2e partie)
Chers amis,
Suite de mes aventures transpacifiques…
Mon vol Paris-Bordeaux est donc complet. Il me faut patienter cinq heures supplémentaires à l'aéroport de Roissy, muni d'un ticket repas offert par Air France, avant de prendre un autre avion. Au café de l'aéroport, on sert des sandwichs immangeables (tranche de jambon jaune et huileuse, surmontée d'une lame de fromage caoutchouteuse, entre deux carrés de pain rassis ; la loi devrait les interdire). Le service est assuré par de jeunes Africaines nonchalantes, d'une parfaite inefficacité, au point qu'après l'avoir réclamé trois fois, je me résous à aller chercher moi-même mon " jambon-beurre " au comptoir. Le jus de fruit est tiède, un peu piquant. On râle parce que le chariot qui supporte mes valises gêne le passage. Un désastre.…

Un tableau aérien d'un ami peintre, Benjamin Bozonnet, en illustration de cet article
La comparaison entre le pays que je retrouve et celui d'où je viens n'est pas, hélas, à l'avantage du premier. En Nouvelle-Zélande la nourriture est copieuse, le service prompt et fiable, les aéroports sont propres et les avions plutôt réguliers. Atterrissant en France, je reprends contact avec cette culture latine, sans doute inspirée mais désordonnée, pour ne pas dire bordélique, où rien, semble-t-il, ne peut aller sans problèmes ni sans péripéties. Je me rappelle la confidence d'un chauffeur de taxi néo-zélandais à l'un de ses compatriotes : " j'ai passé trois semaines en France, je n'ai jamais aussi mal mangé ". Certes, s'il a pris tous ses repas dans ce café de l'aéroport de Roissy ou dans certaines brasseries parisiennes de même acabit, c'est très possible… Aucun établissement kiwi ne traite ainsi sa clientèle !
Allez, trêve d'amertume. Me voici à Bordeaux, où l'on peut déguster de merveilleux apéritifs (bulots / vin blanc Tariquet) qui n'ont pas d'équivalent austral. Disons alors que la France réunit le pire et le meilleur. Comme partout, il faut connaître les bonnes adresses !
08 avril 2009
Impressions du retour de Nouvelle-Zélande (1ere partie)
Chers amis,
Un si long voyage de retour — je viens de battre mon record personnel, en dépassant les 50 heures — se déroule rarement sans incident.
Pour commencer, j'ai dû m'acquitter d'une amende de 300 euros pour excédent de bagages (38 kgs contre 25 autorisés) infligée par la compagnie australienne Qantas dès l'embarquement. Ils vont heureusement m'être remboursés. Il était 5 h 30 du matin, et cet imprévu a contraint une hôtesse à trottiner devant moi jusqu'aux portes de l'avion, de crainte que je manque mon vol.

Un dessin ad hoc de mon ami Olivier Latyk, talentueux illustrateur jeunesse établi à Bordeaux
Durant ce voyage, je craignais surtout que mes deux lourdes valises s'égarent à Sydney, à Bangkok ou à Londres. Les transits parfois très longs (jusqu'à 11 heures) semblaient favoriser ce genre d'incident. Mais c'est à Paris, si près du but, que ma chance a tourné. Me présentant à l'enregistrement du vol pour Bordeaux, à temps, avec mes bagages zébrés d'étiquettes, j'apprends… que je ne pourrai pas embarquer. A cause d'une sur-réservation (plus de places vendues que de sièges disponibles, une pratique des compagnies pour compenser le désistement de certains passagers), ma place a été attribuée et l'avion est complet.
Que s'est-il passé ensuite ? Pour le savoir, attendez la seconde partie !
07 avril 2009
Chers amis,
Ce message est posté de Bordeaux !
Avant de vous livrer, demain, mes " impressions de retour ", je vous apporte cette bonne nouvelle : mon dernier roman, Le colonel désaccordé, est sélectionné pour le prix Relay du roman d'évasion, qui " prime chaque année un livre pour ses qualités de style et pour son sens de l'imaginaire ". Le lauréat reçoit un peu d'argent et l'assurance que son livre sera promu, l'année durant, dans les toutes les librairies Relay de France — vous connaissez sans doute cette enseigne populaire, très présente dans les gares et les aéroports. En ces temps de rotation rapide des livres sur la table des nouveautés, c'est un avantage important. Croisons les doigts !

Pour illustrer cette annonce, une photo prise par une des lectrices de ce blog, qu'elle m'a permis de publier. Elle écrit : " Ci-joint, en forme de clin d'oeil, mon " ciel de lecture " pour Semper augustus, [mon avant-dernier roman, Gallimard, 2007], un petit coin en pleine nature près de mon village... " La photo, indique-t-elle, a été prise près de Bascauds le 24 décembre 2008. Si vous avez photographié votre propre " ciel de lecture ", je suis preneur.














































