volubilis

Le blog littéraire, hédoniste et jardinier d'un écrivain, Olivier Bleys.

24 décembre 2007

Jurons mignons

Chers amis,

Ma fille Alice, comme tous les enfants, aime manier les jurons et la " langue verte " — c'est-à-dire l'argot, auquel Alfred Delvau a consacré un dictionnaire en 1866, consultable et téléchargeable sur le site de Gallica, la Bibliothèque nationale numérique.

Parmi ses dernières créations :

" Charlie Popette " au lieu de " Saperlipopette "
" Nom d'une souillon ! " en référence directe à Cendrillon
" Nom mais d'une pipe "


Lorsqu'elle veut m'insulter gentiment, Alice me traite de " tomate " ou de " salade " — indice préoccupant de son peu de goût pour les légumes.
Elle n'en fait pas moins de superbes dessins, que je compte prochainement mettre en ligne sur un blog dédié. Peut-être d'ailleurs l'ouvrirai-je aux contributions " extérieures " — celles des moins de six ans ? Vos idées et suggestions sont les bienvenues.

De bonnes fêtes !
 

Posté par cassiel à 08:03 - Mots de ma fille - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 décembre 2007

En couleurs

Chers amis,

Alice m'a proposé de colorier avec elle. Il y avait vingt-cinq ans, au bas mot, que je n'avais pas pratiqué cette activité.
Elle a une façon bien à elle de colorier : elle ignore complètement le modèle et la distribution " naturelle " des tons (chair rose, ciel bleu, etc.) pour tout faire à sa fantaisie. Sous ses feutres, les lièvres portent une patte jaune et l'autre rouge, le soleil brille vert sur des collines turquoises…

Comme nous étions penchés sur nos travaux, je lui fais cette confidence :

" Quand j'étais petit, je voulais devenir dessinateur. "

Alice me répond du tac au tac :

" Et à la place, tu es devenu papa ! "

Elle a raison : être papa, c'est un travail à temps plein ! J'attends d'ailleurs que les plaques de rues, célébrant pour certaines des généraux oubliés ou d'inutiles batailles, rendent hommage aux pères et aux mères de famille. Leur mérite, s'il est moins éclatant, n'en est pas moins réel !

Posté par cassiel à 19:08 - Mots de ma fille - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 décembre 2007

Au clair de la lune

Chers amis,

Voici une histoire comme je les aime.
Aux temps héroïques de la conquête spatiale, lorsque s'envoler à bord d'une fusée demandait du courage — aujourd'hui, il faut surtout de l'argent —, sept astronautes américains baptisés The Original Seven ont été parmi les premiers à défier le cosmos. Ils prenaient part à un programme, Mercury, resté dans l'histoire scientifique comme l'un des plus riches du vingtième siècle. Peut-être connaissez-vous le film l'Etoffe des héros qui retrace leur aventure.

Mission_Mercury

The Original Seven en tenue de gala

Gordon Gooper est l'un de ces aventuriers de l'ionosphère. Ancien soldat du corps des Marines, pilote d'essai émérite, il s'était fait, bien avant son embauche par la Nasa, une réputation de tête brûlée, voire de casse-cou. Sa participation au neuvième et dernier vol du programme Mercury, dont l'objectif était d' " évaluer les effets physiologiques d'une journée dans l'espace " lui valut une consécration méritée.
Mais si sa biographie m'intéresse aujourd'hui, c'est parce que Gordon Cooper a été, très officiellement,
" le premier astronaute américain à dormir en orbite ". Il a somnolé sept heures à l'intérieur du minuscule habitacle de la capsule (1 mètre-cube d'espace vital) et, selon le rapport de mission, s'est même assoupi pendant le compte à rebours du décollage.
Imaginez-vous la chose : prisonnier d'une combinaison surchauffée, à cheval sur une bombe volante qui, dans quelques instants, s'allumera pour vous propulser dans l'inconnu, vous vous sentez assez à l'aise… pour piquer un petit roupillon.
Voilà ce qui s'appelle avoir du courage !
Merci à la radio en ligne de Ciel & Espace qui m'a appris cette curieuse anecdote !

Gordon_Cooper

Gordon Cooper, le premier roupilleur de l'espace 

Posté par cassiel à 10:12 - Sciences - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 décembre 2007

Nouvel an brésilien

Chers amis,

Voici quelques mois, je vous annonçais la création prochaine, sur les ondes de France Culture, du feuilleton radiophonique que j'ai consacré au compositeur brésilien Heitor Villa-Lobos (1887 - 1959).

Les dates de diffusion sont maintenant arrêtées : ce sera du 31 décembre au 4 janvier, chaque soir à 20 h 30.
Mon humble création va donc affronter les programmes des chaînes de télévision pendant les fêtes de fin d'année !
Je ne doute pas que le soir du réveillon, vous serez derrière votre poste à écouter mon feuilleton, et je vous en remercie.

Pour ceux qui seraient loin de France — quelques Brésilien(ne)s me lisent —, ils pourront écouter France Culture en direct sur le site Internet de la radio.

Bonne découverte !

villa_lobos_2villa_lobos_1

Villa-Lobos, jeune premier puis artiste officiel

Posté par cassiel à 17:08 - Actualités - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 décembre 2007

Plus d'une corde à sa lyre ?

Chers amis,

Lorsque j’avais la vingtaine d’années, la question s’est posée pour moi de me consacrer exclusivement à la musique plutôt qu’à la littérature. Le bon accueil de mes premiers manuscrits, et sans doute un talent inégal m’en ont dissuadé. Toutefois, la tentation demeure. J’apprends aujourd’hui le piano, que j’ai longtemps pratiqué sans pouvoir déchiffrer une partition. Je m’initie aussi à la clarinette. Et depuis peu, je cherche d’autres musiciens avec qui mettre au point des compositions originales.
Si vous êtes curieux d’entendre mes créations musicales des années 90, avec toute l’indulgence nécessaire (surtout pour les paroles, assez niaises), voici une page Myspace qui leur est consacrée :

http://www.myspace.com/volubilismusique

Il s’agit d’un medley de différents morceaux, instrumentaux ou non. Quand la voix s’ajoute, c’est celle d’un ami depuis perdu de vue, Marc-Étienne Didier.
Seuls les compliments sont bienvenus. Les critiques, je me les adresse moi-même !

Olivier_musique_1

Votre serviteur, du temps de sa jeunesse mélomane

Olivier_musique_2

Autre photo de la même époque. J'étais alors un auditeur fidèle, c'est-à-dire quotidien de Prince.
Le manteau en ailes de chauve-souris vient de chez Sakaï, couturier japonais alors très audacieux installé près des Halles.

Posté par cassiel à 10:51 - Musique - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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