04 octobre 2007
Le saint et l'oiseau
Chers amis,
Certains d'entre vous pourraient, à bon droit, se plaindre du rythme ralenti de mes publications électroniques.
Ce n'est pourtant pas faute d'inspiration. Sur l'écran de mon ordinateur figure un " post-it " où je consigne tous les sujets que je voudrais traiter sur " Volubilis ". Il est plein ! Mais le temps est une denrée coûteuse, se raréfiant plus vite encore que le pétrole !
Je ne pouvais néanmoins ignorer ce quatre octobre marquant une fête qui m'est chère (celle de saint François d'Assise, grande figure religieuse auquel j'ai consacré une fiction historique : le jardinier d'Assise [Desclée de Brouwer, 2005]) et, en cette année 2007, le cinquantenaire de la mise en orbite de Spoutnik.
Spoutnik, pour ceux qui l'ont oublié, est le premier objet jamais envoyé par l'homme — soviétique, mais qu'importe — dans l'espace. Une jolie boule argentée de 83 kilogrammes dont le " bip ", si familier aux radioamateurs de l'époque, a donné le départ de la conquête spatiale.

Saint François prêchant aux oiseaux, par Giotto

En 1957, un oiseau de métal : Spoutnik
Un saint du XIIe siècle, un satellite du XXe… Quoi de commun ?
A mes yeux, leur même désignation de l'infini, l'accès qu'ils ont permis à une dimension supérieure de l'existence humaine.
Fêtons-les, en ce jour béni !
Commentaires
Terre et Ciel
Un soleil mercure trigone neptune, 3 énergies : mars, vénus et lune en vierge donnaient à Saint François d'Assise des aptitudes à comprendre, à aimer, à cultiver l'invisible du visible, à créer des liens entre la terre et le Ciel et quel Messager mieux placé que l'OISEAU, voué à un espace dépourvu de chemin, pour magnifier la liberté refusant l'horizontale pour épouser les énergies verticalisantes : l'ascension .. vers ..
L'oiseau apprend à l'homme un secret : celui du détachement sans lequel le monde invisible demeure clos. Dans cette perspective, le vol signifie une sortie de la conscience commune, il est évasion d'un monde carcéral. Cette liberté est le fruit d'une condition préalable, ne devient libre que le renonçant, celui qui n'engrange rien - L'oiseau apprend à l'homme la joie cosmique et la joie divine qui l'une et l'autre se rejoignent afin de parvenir à l'unité.
Et comme disait Messiaen "les oiseaux, c'est le contraire du temps ; c'est notre désir de lumière, d'étoiles, d'arc-en-ciel et de jubilantes vocalises" MERCI pour cette vision terrestre et céleste de l'infini .. cela m'a fait penser ... Pivoine
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